• Lors du concours pour Maître-Assistant des Écoles Nationales d'Architecture 2017 j’ai été retenu premier sur deux postes. Finalement, j’ai choisi l'École de VERSAILLES.

    Une bonne partie de cette double réussite repose sur la démarche pédagogique, sur la dimension expérimentale de mon Studio de Master et bien évidement, sur l’engagement des étudiants qui ont voulu répondre au défi que je proposais chaque semestre. 

    Enseigner est toujours une aventure humaine, un défi intellectuel et créatif que j’ai pris toujours avec beaucoup de plaisir et passion, car en effet, c’est un aller-retour des échanges.

    Je ne voulais pas laisser passer l’occasion de vous informer personnellement et surtout de vous remercier pour votre collaboration, votre enthousiasme et votre travail. Je vous souhaite à tous une bonne continuation dans votre formation et pour ceux qui sont déjà à la fin, bonne chance pour vos projets futurs.

    Malgré mon absence, je reste à votre disposition pour partager mes connaissances et mon expérience. N’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin!
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    MÉCANIQUES REMONTÉES

    25.03 > 06.08.2017
    Zimoun investit les espaces du CENTQUATRE-PARIS avec ses sculptures sonores pour sa plus grande exposition. Constituées de petits objets (cartons, balles, petits moteurs...), ses œuvres envoûtent le visiteur, tout en modifiant sa perception de l'espace.


  • Europan 11: Cerdanyola del Vallès / 2ème Prix (R) Javier Fernández Contreras, Dingting Chen

    1.- Le rendu est un outil de recherche / outil de réflexion:  capable de réinterroger le projet. Le rendu est une démonstration graphique au service d’un argument et d’un propos.

    2.- Dans le déroulement des événements constituant l'argument de la proposition, chaque question trouve une réponse à partir d'un type de document > une quantité d’information > une échelle > une dimension > un endroit sur la planche 

    3.- Traits: Soit normalisés (axes, projection, section…), soit hors norme dans le but d'établir une hiérarchisation, contrôler le rendu visuel, apporter une lisibilité

    4.- Il faut établir une hiérarchie des documents dans le panel entre deux pôles: soit plusieurs documents avec un fort contraste de signification et taille, soit plusieurs avec la même dimension qui profitent de la répétition pour faire ressortir un point. Dans le cas des coupes, parfois toute une série de coupes très simplifiées à petite échelle, ou parfois 1-2 coupes capitales pour comprendre le projet et qui à grande échelle permettent parler aussi de la construction

    5.- Les plans et les coupes (mais surtout les premiers) sont toujours accompagnés par des schémas qui permettent au lecteur de décoder la signification et la portée du document. Cette "codification" parle d’un système de représentation propre à chaque projet avec des outils spécifiques pour matérialiser les lois derrière le système spatiale

    6.- Hiérarchie dans chaque dessin: normalement épaisseur / couleur et type de traits et dans les axonométriques, transparences/opacités, calques superposées, calques démontables, valorisation des surfaces…

    7.- Des plans qui ne sont "que" plans, des coupes qui ne sont "que" coupes… Fournir un document capable d'offrir plusieurs niveaux d’information en plusieurs strates. Arriver à définir une complexité à partir de la superposition de calques d’information (chacun répondant à des différents enjeux)

    8.- Choisir les illustrations spécifiques pour soutenir un argument. Sortir des représentations hyperréalistes pour  travailler à partir de l'abstraction comme outil capable de mettre en valeur une question précise (technique, proportions, taille…) 

    Je dois interdire des coupes, élévations et plans directement pris du logiciel 3-D (type Rhino, Revit, Sketchup) car ils ne sont pas des instruments pour rendre visibles et lisibles les résultats. Vérifier la quantité d’information par rapport à l’échelle (et aussi à la taille du dessin: pavés, détails constructives, projections…), trouver l’équilibre entre la partie texte/dessin à ligne/ photos...

    Pour arriver à cet état de définition, il faut avoir un projet clair dans la tête.


  • Demain, on fera une séance collective. On croit qu’il est nécessaire de constater les évolutions de vos collègues et de transférer leurs questionnements sur votre projet pour le faire évoluer. Donc, d’abord, vous devez nous présenter les résultats d’après le(s) hypothèse(s) de travail traitées mais.... SURTOUT, il faut nous présenter une prise de position CRITIQUE qui permet de savoir quel est votre regard sur votre dispositif, c’est-à-dire, une lecture qu’à votre avis fera ÉVOLUER le projet:

    -Quelles sont les conséquences de ce travail hebdomadaire? C’est quoi que vous avez découvert?

    -En quoi et comment la maquette peut devenir un outil pour développer / intégrer d’autres questions (programme/construction...)?

    -Est-elle capable de répondre aux attentes énoncées au début de votre analyse?

    -Quelles sont les autres possibles manipulations qu’elle peut subir pour faire face à la complexité du site (et d’un projet d’architecture?

    -Sur quels critères?? Par quels moyens (maquette / 3D / collage / plans-coupes...)?

    -Vous travaillez en binôme. Ce n’est sont pas deux personnes sur le même sujet, mais deux regards sur deux problématiques que se croisent en parallèle, car ça vous permet d’adresser plusieurs questions à plusieurs échelles, mais il faut être précis!

  • El Ultimo Grito - “MALFICTIONS”

    GALLERIE ELBA BENÍTEZ
    "The Fallacy of the Closed System", 2017.
    Installation. Borosilicate glass, steel, light box, kinetic lights
    60 x 400 cm
    VIDEO
  • Les installations qu’il construit à partir de ces hypothèses ludiques sont la source de formes, sculptures et peintures murales qui, souvent par l’absurde, deviennent des formes inattendues, extraordinaires, et qui déjouent avec humour nos habitudes artistiques et sociales.

    Par exemple, l’invention de supports composés d’éléments quotidiens - chaises, tables, tabourets, coussins - rapidement associés pour supporter un corps qui imiterait la détente ou l’impulsion d’un sportif en action, est à la fois un objet étonnant, une parodie des corps rêvés des héros du stade et un commentaire intéressant sur l’histoire du socle dans la sculpture.
  • Ce vendredi on aura notre rendu intermédiaire. Comme on l’avait annoncé lors de notre dernier échange, il y a deux aspects à préciser et sur lesquels il faudrait baser votre exposé (10-15mn):

    -Définition du projet pas comme un objet fini, mais comme un ordre ou une structure spatiale appuyée sur une ligne de recherche claire capable d’intégrer toutes les autres dimensions du projet qui viendront par la suite (circulatoire, structurelle, constructive, programmatique, sociale...).

    -Discussion d’un programme pas comme un ensemble des surfaces mais comme un ensemble d’ambiances, de conditions, de résonnances de rapports qui répondent ou qui s’intègrent de façon cohérente dans cette première structure définie (en parallèle ou au préalable). Quelle est le type d’institution propre à ce dispositif? Il y a un rapport avec le contexte? À qui pourrait s’adresser?

    Pensez aussi à préparer la partie orale. Attention, il ne s’agit pas de longues discours mais de cibler clairement et de façon hiérarchisée les intentions, les outils et même une possible suite du travail.

    Cherchez à présenter des documents surtout précis (maquettes / images / plans / schémas...), pas finals ou définitifs. Il faut pourtant être rigoureux! Des documents propres à votre discussion, avec les échelles qui permettent de faire un point et de diriger la discussion (échelles parfois entremêlées).

    Il s’agit d’un état de lieu poussé, pas d’un rendu final. Profitez aussi pour ouvrir la discussion. Il y aura des certitudes mais parfois des hésitations.

    Après, il ne reste que 6 semaines, mais si on a un regard clair sur le projet, ça devrait y aller. Or, un coup d’accélérateur est nécessaire! 

  • Angelo Mangiarotti: Paroisse di Nostra Signora della Misericordia

  • Diagrammes / Sou Fujimoto

    JACQUES LUCAN - Précisions sur un état présent de l'architecture

    La définition d'un diagramme appartient aux premières étapes de la conception d'un projet. Il doit être simple et intelligible. Il en est généralement attendu une cohérence qui doit rester opérante dans l'entier du développement du projet. Un diagramme n'est donc pas un organigramme; il n'a pas pour but primordial d'organiser des fonctions, même s'il détermine cette organisation. Un diagramme est la «traduction» d'une idée.

    Un diagramme n'est pas un type. S'il est repris dans un processus de projet, un type aura tendance à-être un opérateur de fermeture sur ce qui est connu. A cette tendance, il ne peut échapper qu'en devenant diagramme, le type alors s'éloignant de lui-même. Car un diagramme est un opérateur d'ouverture dans la mesure où il peut donner lieu à une multiplicité d'agencements.

    Un diagramme peut servir à trouver la cohérence d'un dispositif, c'est-à-dire l'adéquation entre le programme et la structure qui lui est proposée - comme ce fut Je cas chez Koolhaas ou Sanaa. La structure se doit de proposer des alternatives à des dispositifs qui ne répondent plus aux nécessités du temps présent. Le diagramme peut être alors nommé programmatique ou structurel.

    Un diagramme peut servir à réguler une suite d'opérations successives dans la recherche d'une figure adéquate à un environnement, généralement urbain - comme ce fut le cas chez Herzog Et de Meuron. Le diagramme peut être alors nommé contextuel.

    Un diagramme peut servir à définir un dispositif dont les qualités spatiales sont primordiales relativement à un programme donné – comme ce fut le cas chez Fujimoto. Le diagramme peut être alors nommé spatial.

    Que les diagrammes soient structurels, ou contextuels, ou spatiaux n'entraîne pas l'impossibilité de croisements ou de chevauchements des uns sur les autres: les diagrammes structurels, par exemple, induisent certaines qualités spatiales, mais sans le recours à des figures; les diagrammes contextuels peuvent plus aisément se détacher des questions programmatiques ou même spatiales, mais pas de la nécessité, pour eux, de mener à la définition de figures. Les distinctions faites ici mettent l'accent sur les tensions qui traversent les problématiques diagrammatiques, problématiques que nous verrons s'ouvrir vers d'autres horizons lorsque seront mis en jeu les moyens numériques de description et de conception.

    Un diagramme, pour autant, ne peut prétendre donner toutes les qualités d'un projet, sinon au risque que celui-ci s'appauvrisse en n'étant que la réalisation d'un schéma. Pour définir la présence d'un bâtiment, des paramètres supplémentaires sont en jeu, notamment constructifs et matériels, qui doivent être en cohérence ou en adéquation avec les options diagrammatiques. C'est pourquoi, sous un autre point de vue, notamment phénoménologique, nous retrouverons plus loin certaines des réalisations des architectes dont il a été précédemment question. C'est pourquoi, même s'il souligne la clarté du diagramme de la House T, Fujimoto considère qu'elle n'est pas suffisante, et qu'il faut encore que la réalisation architecturale «ne se résume pas à un simple diagramme, mais [qu'elle] émerge comme une sorte de paysage (landscape) capable de rester en mémoire »

  • chez les artistes / chez les architectes

  • The Library Beyond the Book
    Jeff T. Schnapp & Matthew Battles
    Metalab Projects / Harvard University Press
    ISBN: 978-0-674-72503-4

  • Composition No 1 - Marc Saporta 01 / VISUAL EDITIONS
    Composition No 1 - Marc Saporta 01 / VISUAL EDITIONS
  • PARIS HAUSSMANN

    MODÈLE DE VILLE

    EXPOSITION DU 31 JANVIER AU 7 MAI 2017Exposition créée par le Pavillon de l’Arsenal
    avec le soutien de Schneider Electric

    Commissaires scientifiques invités :
    LAN - Benoit Jallon et Umberto Napolitano
    FBC - Franck Boutté
  • Une "biblioquête" qui longe le canal de L'Ourcq. Un dispositif capable de gérer la tensions
    -Individuel < > Collectif
    -Humaine < > Monumentale
    -Dynamique < > Statique
    -Parcours < > Stockage
    -Lumière naturelle < > Artificielle
    -Privé < > Publique

    01.- PROGRAMME
    Association d’activités définies à travers d’un rapport d’ambiances, d’atmosphères, de rythmes. Spécificité architecturale vers instabilité programmatique. C'est quoi cette institution aujourd'hui? Quel est son rôle? À quel public se dirige?

    02.- OUTILS
    Moyen de recherche et d’expérimentation, propre à la discipline de l’architecture qui propose une logique interne. Des intermédiaires qui ne participent pas à la simple représentation mais à la recherche, à la démonstration, à l’expérimentation, à la découverte

    03.- SYSTÈME
    Agencement des éléments qui par leur capacité organique d’assemblage répondent à toute situation et contexte. Stratégies : rythmer / plier / superposer / combiner / effacer / révéler / découper / vider / embrouiller / enlever

  • Dans le cadre de la semaine d'approfondissement du groupe Représentation & Récits, nous aurons le plaisir d'accueillir l'agence Sensual City Studio, plutôt une "structure de recherche" sur laquelle repose une pratique fondée sur des professionnels appartenant à des différentes disciplines (philosophes, géographes, sociologues…). La conférence portera sur les différents moyens et techniques de (ré) présentation utilisés à l’agence et son adéquation aux arguments, messages et narrations de chaque projet. Vous connaissez ça dernière publication "Mindwalks: 8 graphic narratives through Shanghai" que je vous aviez montré au début du semestre et que je vous conseille vivement d’étudier.

    SEMAINE D'APPROFONDISSEMENT - OBJECTIFS

    L’objectif est de rendre visible, l’invisible du projet, par diverses formes de représentations et récits, dans une démarche exploratoire et expérimentale. Il est entendu par invisible la part cachée du projet, que ce soit les éléments sous-jacents ou déterminants, conscients ou inconscients, ce qui est à venir ou difficilement représentable (les usages, les acteurs, le temps, les modèles programmatiques, le statut du projet, les efforts de la matière, les ambiances…).

    L’objectif est d’amener les étudiants à identifier ces dimensions du projet, à les rendre visibles et à les communiquer de manière pertinente, à travers la construction croisée d’un écrit, d’un discours parlé ou de toute autre forme de représentation et mode d’expression - visuelle, sonore, audiovisuelle...

    L’accent sera mis sur l’intelligibilité de ces représentations tant visuelles que discursives, la prise de conscience de la valeur communicante des images (fixes ou animées) et du vocabulaire et de l’importance de la prise en compte des destinataires.

  • GORDON MATTA-CLARK
    9 décembre 2016 – 19 janvier 2017
    Gallerie Marian Goodman
    79 Rue du Temple 75003 - PARIS

    La Galerie Marian Goodman est heureuse de présenter la première exposition d’envergure de Gordon Matta-Clark en France depuis plusieurs années. Un ensemble exceptionnel de photographies, de collages photographiques, de dessins et de films attestent de l’étendue et de la richesse de l’œuvre de l’une des figures mythiques de l’avant-garde des années 1970.

    La formation d’architecte de Gordon Matta-Clark (1943-1978) a une influence cruciale sur son travail et c’est dès la fin des années 1960 qu’il défie les conventions de sa discipline en examinant la relation que celle-ci entretient avec la sculpture. Il conçoit alors ses premières performances architecturales à l’intérieur d’un espace, avant d’élargir sa pratique et sa réflexion sur la «structure» pour considérer chaque lieu comme un objet. Ses découpes de bâtiments lui permettent ainsi de repenser la notion d’espace, la fonction de l’artiste opérant dans la sphère publique et in fine de créer des œuvres éphémères sans construire ni ajouter quelconque élément.

    "J’ai l’impression que mon travail est intimement lié à la performance en tant que forme théâtrale dont font partie à la fois mon activité artistique et les changements apportés à la structure du bâtiment. J’ajoute aussi une interprétation libre du mouvement comme geste – geste métaphorique, sculptural et social – à ma conception du théâtre face à un public contingent: c’est une action en cours pour les passants, tout comme le chantier tient lieu de scène pour les piétons pressés qui y circulent"